Précédent

ⓘ Barrière de lEsseillon




Barrière de lEsseillon
                                     

ⓘ Barrière de lEsseillon

La Barrière de lEsseillon, ou forts de lEsseillon, constitue une série de cinq fortifications situées en France sur la commune dAussois dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Construites au XIX e siècle sur un verrou rocheux fermant la haute-vallée de lArc vallée de la Maurienne en amont de Modane, ces fortifications avaient pour rôle de protéger la partie cisalpine du royaume de Sardaigne dune éventuelle invasion française. Elle comprend quatre forts et une redoute, qui portent les noms de membres contemporains de la Maison de Savoie.

Deux des forts sont classés au titre des monuments historiques depuis le 27 juin 1983, et un autre depuis le 30 décembre 1991.

                                     

1. Histoire

Construits entre 1819 et 1834, les forts de lEsseillon ont été financés par les indemnités versées par la France au royaume de Sardaigne, à la suite du Congrès de Vienne de 1815. Cette édification sest faite sous pression de lAutriche. Cet ensemble fortifié protège laccès au col du Mont-Cenis, et donc le versant du royaume sarde, transformant le duché de Savoie en glacis avec la France. LAutriche voyait en ces forts un dispositif stratégique car cela protégeait leur possessions italiennes, envahies durant les campagnes napoléoniennes.

Lintérêt stratégique de ce passage tenait au fait que la route passant par le col avait été améliorée, rendant plus aisée une progression vers le Piémont. Par ailleurs, cet ensemble venait remplacer les fortifications du val de Suse détruites lors de la campagne dItalie en 1796.

Ces forts nont jamais vu le moindre combat, lalliance franco-sarde de 1857 les rendant caducs. Le traité de Turin, qui précisait les conditions de lAnnexion, stipulait que la France sengageait à détruire ces forts. À lexception du fort Charles-Félix, cet engagement na pas été respecté. Après lannexion de la Savoie par la France en 1860, larmée française a mis en oeuvre des travaux afin de sen servir pour protéger, en sens inverse, la France dune invasion italienne.

Toutefois au cours de la Seconde Guerre mondiale, les forts ont servi: en 1943, le fort Victor-Emmanuel a servi de prison.

                                     

2. Les forts

Ces fortifications ont été construites sur le modèle de Montalembert qui, contrairement au modèle de Vauban, repose sur un principe de fortifications perpendiculaires et de tours à canons. Les forts se protègent mutuellement par des tirs croisés. Quatre de ces forts sont sur la rive droite de la rivière Arc et une redoute est de lautre côté de la rivière sur la rive gauche. Entre les deux un petit pont surnommé Pont du diable surplombe des falaises abruptes.

  • fort Charles-Félix construction: 1820-1827 le seul à être partiellement détruit sur ordre de Napoléon III en 1860 ;
  • fort Marie-Christine, le plus élevé des cinq et le plus proche du village dAussois est maintenant transformé en restaurant et en gîte ;
  • fort Victor-Emmanuel le plus grand, capable daccueillir une garnison de 1 500 hommes ;
  • redoute Marie-Thérèse.
  • fort Charles-Albert jamais achevé ;

Une tranchée bastionnée maintenant disparue courait du fort Marie-Christine nord ouest au fort Charles-Albert nord est afin de protéger le nord du quadrilatère fortifié de lEsseillon. Celui-ci pouvait ainsi servir de camp retranché pour 10 000 hommes.

                                     

3. Aujourdhui

Classés Monuments Historiques, restaurés ou en cours de restauration, ce sont maintenant des lieux de tourisme, de culture, de gastronomie et de sport via ferrata autour de lArc.

Une association, l Association des Forts de lEsseillon fondée en 1970, organisant un chantier de bénévoles, restaure les Forts de lEsseillon depuis 1972. Le fort Marie-Christine, premier objet de restauration, accueille aujourdhui un centre culturel, un gîte détape et lune des entrées du parc national de la Vanoise.

                                     

4. Bibliographie

  • André Dupouy, "Les forts de l’Esseillon", Bulletin de la Société dhistoire et darchéologie de Maurienne, t. XXVI,‎ 1991, p. 240
  • H. Coquet, A. Dupouy, F. Forray, J Ph. Michel, Ph. Pucelle et A. Palluel-Guillard, "LEsseillon, citadelle sarde", Bulletin de la Société savoisienne dhistoire et darchéologie, n o spécial,‎ 1989
  • H. Coquet, "Les fortifications de Savoie", Bulletin de la Société savoisienne dhistoire et darchéologie, n o 77,‎ 1998
  • Bruno Berthier et Robert Bornecque ill. Pascal Lemaître, Pierres fortes de Savoie, La Fontaine de Siloé, 2001 ISBN 2-8420-6179-9 et 978-2-8420-6179-1, notice BnF n o FRBNF38810692, p. 186-205
  • Yves Devaux, La Barrière de l’Esseillon: une architecture unique en France, Collection VMF, 1978, 61 p.

Les utilisateurs ont également recherché:

barrière de lesseillon, architecture militaire. barrière de lesseillon, barrière de l'esseillon,

...

Dictionnaire encyclopédique

Traduction
Free and no ads
no need to download or install

Pino - logical board game which is based on tactics and strategy. In general this is a remix of chess, checkers and corners. The game develops imagination, concentration, teaches how to solve tasks, plan their own actions and of course to think logically. It does not matter how much pieces you have, the main thing is how they are placement!

online intellectual game →