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ⓘ Chevet




Chevet
                                     

ⓘ Chevet

En architecture religieuse, le chevet désigne généralement lextrémité du choeur dune église derrière le maître-autel et le sanctuaire de léglise, parce que, dans les édifices au plan en croix latine, le chevet correspond à la partie de la croix sur laquelle le Christ crucifié posa sa tête.

Cest lextrémité de léglise, vue par un observateur placé dans laxe longitudinal, du côté du maître-autel. Il comprend l’ensemble des murs, fenêtres et toiture du choeur, du déambulatoire sil y en a un et, éventuellement, de la ou des chapelles, rayonnantes avec absidioles, ou échelonnées.

                                     

1.1. Lévolution du chevet au cours des temps La préfiguration, le X e siècle

Cette période se caractérise par la mise en place progressive de principes architecturaux qui ne seront plus remis en cause par la suite.

Le plan se composant dune abside encadrée de deux absidioles, répandu depuis lépoque carolingienne, connaît et connaîtra encore un vif succès au cours des siècles, plus particulièrement dans les édifices de dimension moyenne i.e. église de Saint-Généroux, Église Saint-André-de-Sorède. Toutefois ce plan évolue: on pourra ainsi constater que les absidioles soit touchent labside, soit en sont séparées. Cette dernière caractéristique, propre à lépoque carolingienne et plus particulièrement aux édifices dotés dun transept, tend à disparaître au cours de ce X e siècle.

Par ailleurs, avec limportance grandissante accordée aux reliques depuis lépoque carolingienne et laugmentation spectaculaire des objets de vénération à partir surtout du XI e siècle, est apparu le besoin de consacrer un endroit de léglise à leur exposition. Ainsi samorça la tendance à regrouper les autels et les reliques dans des chapelles accolées au choeur, partie la plus sacrée de lédifice, mais aussi par ladjonction, de part et dautre de labside, sur les bras du transept, de plusieurs absidioles alignées: abbatiale de Saint-Michel-de Cuxa, la collégiale Saint-Vorles, labbatiale de Ripoll en Catalogne, labbatiale de Saint-Arnould de Metz ou labbatiale de Saint-Remi à Reims, etc. Les chevets à chapelles orientées sont nés.

Autre évolution qui apparaît au cours de cette période, les chevets à chapelles échelonnées où celles-ci sont de profondeur décroissante: église abbatiale de Déols, église de Bernay, église priorale de Perrecy-les-Forges, etc. Ce plan connut un grand succès au cours du XI e siècle.

Cest aussi au cours de ce X e siècle que les architectes créèrent un type de chevet associant un couloir de circulation semi-circulaire et un certain nombre de chapelles ouvrant sur le pourtour de celui-ci: le chevet à déambulatoire et à chapelles rayonnantes. Le déambulatoire est la solution idéale trouvée par les architectes romans pour faire face au nombre toujours grandissant des pèlerins. Le déambulatoire permet à ceux-ci de défiler devant les chapelles sans perturber la messe se déroulant dans la nef principale: abbatiale de Saint-Philibert de Tournus qui présente certes un chevet du XII e siècle mais dont le plan reprend fidèlement celui du X e, la crypte de léglise Saint-Aignan dOrléans, etc. Ce plan sera adopté dans beaucoup dédifices ambitieux accueillant des pèlerins.

La hiérarchie des volumes apparaît comme le seul élément stable et est souvent la même: labside est plus haute et plus large que les absidioles. Labside est aussi souvent précédée dune travée. Ce ne sera plus le cas au siècle suivant.

                                     

1.2. Lévolution du chevet au cours des temps La création de lart roman, le XI e siècle

Les vestiges de chevets de cette époque sont relativement rares: église Saint-Étienne de Vignory, église Saint-Savin-sur-Gartempe, etc. Toutefois, il est possible de constater que les formes inventées au X e siècle sont parachevées au cours de ce XI e siècle.

Ainsi, la forme du chevet à chapelles échelonnées se maintient dans sa diversité même si une certaine uniformisation apparait: nombre de chapelles limité à cinq, profondeur du choeur limitée à deux travées. Mais dun édifice à lautre, le plan peut toutefois varier considérablement: église de Saint Pierre de Meobecq, abbatiale de Saint Pierre de Gigny, abbatiale de Notre Dame de Bernay ou léglise de Saint Nazaire de Bourbon-Lancy).

Exceptionnellement, des églises vont comporter jusquà sept chapelles échelonnées. Les plans de ces édifices ne sont connus souvent que grâce à des sondages archéologiques ou à des vestiges trop limités: abbatiale de Saint-Sever, abbatiale de La Charité-sur-Loire, église de Saint Ouen de Rouen, église sainte Mary dYork, etc. Ce type de plan disparaît au cours du XII e siècle sauf pour quelques rares exemples, les églises de Chateaumeillant et de Glastonbury.

Par ailleurs, au cours de la première moitié du XI e siècle, les chevets connaissent des modifications significatives non pas dans leur plan, mais dans leur élévation et dans le traitement des espaces internes.

Enfin et surtout, les édifices importants adoptent quasiment systématiquement le plan à déambulatoire et à chapelles rayonnantes: église de Saint Sernin de Toulouse, église de Saint Jean de Montierneuf de Poitiers, église de Saint Benoît sur Loire, église Notre Dame de la Couture du Mans, église Notre Dame du Port de Clermont-Ferrand, ou la crypte de léglise Saint Eutrope de Saintes.

                                     

1.3. Lévolution du chevet au cours des temps De la maturité à la rupture, le XII e siècle

On peut constater que depuis les premiers édifices romans, les architectes avaient accordé à la courbe un rôle privilégié dans le dessin des chevets. Il ny a eu que de rares exemples isolés de chevets polygonaux au cours du XI e siècle: église de Sainte Radegonde à Poitiers ou léglise de Nant.

Les chevets à pans coupés commencent à se multiplier à partir de 1130 avant de se répandre à partir des années 1150 dans toutes lEurope. Toutefois, ce modèle de chevet ne supplanta jamais les chevets à forme arrondie

Les variations de forme sur ces chevets polygonaux sont nombreuses:

  • surenchère décorative par exemple léglise Notre Dame de Rioux
  • arcades enveloppant les fenêtres
  • angles soulignés par des colonnes engagées ou de petits contreforts
  • variation du nombre de pans
                                     

1.4. Lévolution du chevet au cours des temps Le gothique, les XIII e et XIV e siècles

Les chevets gothiques suivent une évolution, comme pour le reste du bâtiment, qui va vers un allégement, vers une recherche constante de la lumière, vers une élévation de plus en plus importante.

Avec le développement en hauteur des nefs, le chevet, situé à la tête de léglise, participe à cette impression de vaisseau sélançant vers le ciel.

Autre évolution: alors que dans les édifices romans, les chapelles sont greffées sur le choeur indépendamment les unes des autres, elles sont dans les cathédrales gothiques, soudées entre elles en une succession continue formant comme une couronne. Toutefois, il est à noter que ce parti pris architectural peut se retrouver exceptionnellement dans des églises romanes dès le XI e siècle. Cest notamment le cas pour léglise Saint Gilles de Puypéroux où le choeur est entouré de sept absidioles non pas isolées les unes par rapport aux autres comme le voudrait la tradition romane, mais soudées entre elles.



                                     

2.1. Une typologie des chevets Le chevet wisigothique

Les églises et chapelles relevant de larchitecture wisigothique présentent un chevet plat, dit aussi quadrangulaire: cette caractéristique se retrouve tant sur les imposantes églises wisigothiques dEspagne que sur les modestes chapelles rurales wisigothiques qui subsistent en Languedoc chapelle Saint-Christol de Nissan-lez-Enserune et chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde de Nissan-lez-Enserune.

                                     

2.2. Une typologie des chevets Le chevet roman lombard

Le chevet de style roman lombard apparaît au début du XI e siècle. Il présente une décoration de bandes lombardes composées de lésènes et darcatures constituées de petits arcs groupés généralement par deux ou par trois mais parfois par cinq, comme à Saint-André-de-Buèges.

Les chevets de style roman lombard édifiés durant la première moitié du XI e siècle "premier art roman" ou "premier âge roman" présentent une maçonnerie de moellons comme à Cesseras tandis que ceux qui leur sont postérieurs présentent une maçonnerie faite de blocs de pierre de taille soigneusement appareillée exemples: Saint-Pierre-de-Rhèdes et Valergues.

Ils peuvent être composés dune abside unique ou dune abside centrale flanquée dabsidioles. De beaux exemples de chevet lombard à absidioles se trouvent à Escales, Ouveillan, Quarante et Saignon. Dans certains cas, comme à Ocquier, les absidioles se trouvent en retrait par rapport à labside centrale, à hauteur de la travée de choeur.

Exemples:

  • Église Saint-Martin dEscales
  • Église Saint-Étienne de Blomac
  • Église Saint-Saturnin de Pouzols-Minervois
  • Église de Saint-Martin de Sossenac
  • Église Saint-Martin dUr
  • Abbatiale Saint-Polycarpe de Saint-Polycarpe chevet roman lombard surhaussé ultérieurement, la partie surélevée étant polygonale
  • Église Saint-Lambert de Bois Belgique
  • Abbaye Saint-Eusèbe de Saignon
  • Église Saint-Jean-lÉvangéliste dOuveillan
  • Église Saint-Martin de Vinassan
  • Chapelle Saint-Germain de Cesseras
  • Église Saint-Pierre de Valflaunès
  • Église Sainte-Agathe de Valergues
  • Église Sainte-Marie de Quarante
  • Église Notre-Dame des Escaliers de Marcevol
  • Chapelle Notre-Dame du Roux Frasnes-lez-Gosselies, Belgique
  • Église Saint-Pierre-de-Rhèdes de Lamalou-les-Bains
  • Église Saint-Remacle dOcquier Belgique
  • Église Saint-Romain de Caldégas
  • Chapelle Saint-Pierre de Limet Belgique


                                     

2.3. Une typologie des chevets Le chevet avec abside en hémicycle

Le chevet avec abside unique en hémicycle est un type de chevet très répandu.

Dans certains cas, labside est rythmée par des pilastres comme à La Baume-de-Transit et à Lattes, par des colonnes engagées comme à Saint-Vincent-de-Barbeyrargues, par une combinaison de pilastres et de colonnes comme à lAbbaye Saint-Pierre-Saint-Paul de Caunes-Minervois où la partie inférieure du chevet est ornée de colonnes engagées et la partie supérieure de pilastres ou par des contreforts portant des colonnes comme à La Godivelle.

Dans les cas dabside simple sans pilastres ni colonnes, la partie haute de labside est parfois décorée dune frise de dents dengrenage, comme à Hix, Llo ou Estavar en Cerdagne ou encore à Campagne ou à Saint-Hilaire-de-Beauvoir en Languedoc.

Exemples:

  • église Notre Dame de Bidarray.
  • église Saint Pierre de Petit-Palais.
  • église Saint André de Angoustrine.
  • Église Saint-Martial dAssas
  • Église Saint-Pierre de Bertem Belgique
  • Église Saint-Martin de Sauteyrargues
  • église Saint Pierre de Saint-Pierre-Toirac
  • Église Saint-Vincent de Saint-Vincent-de-Barbeyrargues
  • église Saint André de Luz-Saint-Sauveur modillons
  • Église Saint-Barthélémy de Garrigues
  • Église Saint-Baudile de Tornac
  • église Notre Dame de Pujols-sur-Dordogne.
  • église Saint Martin de Colombiers
  • Église Notre-Dame de la Visitation de Villers-la-Ville Belgique
  • chapelle Sainte Anne dAnnepont
  • Chapelle Saint-Étienne de Saint-Hilaire-dOzilhan
  • église Notre Dame de Corme-Ecluse
  • Chapelle Saint-Laurent dEntrechaux
  • Église de lExaltation-de-la-Sainte-Croix de Sainte-Croix-de-Quintillargues
  • Église Saint-Blaise de La Godivelle
  • église Saint Pierre dAulnay
  • église Notre Dame de Colombiers
  • ancienne cathédrale Saint Lizier de Saint-Lizier.
  • chapelle Saint Jean de Chancelade
  • église Saint Jean de Bourg-Charente
  • église saint Vivien de Saint-Vivien-en-Médoc.
  • Chapelle Notre-Dame dAubune
  • Église Saint-Hilaire de Saint-Hilaire-de-Beauvoir
  • église Saint Nicolas de Civray
  • église Saint Pierre de Lesgor.
  • Chapelle Saint-Symphorien de Boussargues Sabran
  • église Saint Martin de Pouillon.
  • ancienne abbatiale Notre Dame de Saint-Savin.
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Pitié de Beaulieu
  • Chapelle Saint-Géniès de Laudun-lArdoise
  • Chapelle Sainte-Marguerite de Beaumont-du-Ventoux
  • Chapelle Saint-Saturnin de Gaujac
  • église Notre Dame de Moirax.
  • Église Notre-Dame de Pégairolles-de-Buèges
  • Église Sainte-Marie-Madeleine de Nézignan-lÉvêque
  • Chapelle Saint-André de Sévanes
  • église Saint Alban de Saint-Alban-sur-Limagnole.
  • Chapelle Saint-Pierre de Pierrerue
  • église Saint Christophe de Vianne.
  • Église Saint-Nazaire-et-Saint-Celse de Buzignargues
  • Chapelle du Saint-Sépulcre de Beaumont-du-Ventoux
  • église Saint Hippolyte de Lavernhe particularité:abside en hémicycle creusée de 3 absidioles à lintérieur.
  • Chapelle Saint-Privat de Pouzilhac chevet en ruines
  • église Saint Front de Saint-Front-sur-Nizonne
  • église Sainte Marie de Corneilla-de-Conflent
  • Chapelle Saint-Cézaire de Château-Bas chapelle adossée à un temple romain
  • église Saint Saturnin de Saint-Saturnin-de-Lenne.
  • Chapelle Saint-Thyrse de Maransan
  • Chapelle Saint-Martin-de-Saduran
  • Chapelle Saint-Martin de Saint-Victor-la-Coste
  • Église Saint-Michel de Guzargues
  • chapelle Saint Sabin de Villefranche-du-Queyran.
  • église castrale Notre Dame de Morthemer
  • Chapelle Saint-Étienne-de-Vaissière dAzille
  • Chapelle Saint-Caprais de Castillon-du-Gard
  • Église Saint-Martin dHix
  • église Saint Paul de Salles-la-Source Forts contreforts saillants.
  • Église Saint-Martin de Campagne
  • église Notre Dame de Bussière-Badil
  • Prieuré du Val des Nymphes
  • Chapelle Saint-Pierre de Thouzon
  • église saint Paul de Saint-Paul-Lès-Dax
  • église Saint Paul de Reilhac-Champniers
  • Chapelle Saint-Julien-de-Pistrin
  • église Saint Hilaire de Reilhac
  • église Saint Cybard de Plassiac-Rouffiac
  • église Notre Dame de Faye
  • église Notre Dame de Courcôme
  • ancienne abbatiale Sainte Marie aux Dames de Saintes
  • église Notre Dame de Velle de Vers.
  • Église Saint-Grégoire de Théziers
  • Église Sainte-Croix de La Baume-de-Transit
  • Église Saint-Fructueux de Llo
  • église Saint Pierre de Fonds
  • chapelle du cimetière de Boussac-de-Crassous.
  • église Saint Pierre de Lalande-de-Fronsac.
  • église Sainte Quitterie-au-Mas de Aire-sur-Adour.
  • église Sainte Croix de Le Bouyssou
  • Église Saint-Étienne de Saussines
  • Église Saint-Julien dEstavar
  • église Notre Dame de Trois-Palis
  • Abbaye Saint-Pierre-Saint-Paul de Caunes-Minervois
  • église Saint Etienne de Sahorre.
  • Église Saint-Laurent de Lattes
  • Église Saint-Jean-Baptiste de Mallefougasse
  • église Saint Pierre de Carennac
  • Église Saint-André de Souvignargues chevet en ruines
  • Église Saint-Césaire de Saint-Césaire-lès-Nîmes
  • église Saint Martin de Haux.
  • Chapelle Saint-Étienne dIssensac
  • église Saint Aubin de Saint-Aubin fenêtres contournées damples arcatures à colonnettes et chapiteaux
  • Chapelle Saint-Pierre de Saint-Étienne-des-Sorts
  • chapelle Saint Martin de Mourrens.
  • Église de Saint-Étienne dEscattes
  • église Saint Pierre de Thaims
                                     

2.4. Une typologie des chevets Le chevet plat

Le chevet plat, fréquent à lépoque pré-romane, subsiste à lépoque romane, entre autres dans les églises de dimension modeste, car la construction dédifices à nef unique et chevet plat est dun coût moindre.

On trouve parfois, comme à Nivelles, la combinaison dun chevet plat et dune petite abside en hémicycle.

La formule du chevet plat est également une caractéristique des édifices obéissant à lordre cistercien qui renonce aux courbes extérieures de léglise.

Exemples:

  • Église Saint-Cyr et Sainte-Julite de Saint-Xist La Tour-sur-Orb
  • Église Notre-Dame de Mousty Belgique
  • église Saint Sigismond de Larressingle.
  • église Saint Timothée de Paussac et Saint Vivien
  • Chapelle Saint-Paul de Saint-Michel-lObservatoire
  • Collégiale de San Quirico dOrcia Italie
  • église Notre Dame de Selommes
  • Collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles Belgique
  • église Saint Martin de Lamballe
  • église Saint Malo de Mouen
  • église Saint Pierre ès liens de Vieux-Mareuil.
  • église Saint Fortunat de Saint-Fort-sur-Gironde
  • église Saint Pierre de Tasque abside en hémicycle à chevet plat à lextérieur
  • prieuré Notre Dame de Serrabon de Boule dAmont.
  • église Notre Dame de Rivière
  • Église Saint-Bavon de Chaumont Belgique
  • église Notre Dame de Pouzauges-le-Vieux
  • église Saint Pierre de Echebrune
  • église Notre Dame de Pontorson
  • ancienne abbatiale de Saint Pierre de Chezal-Benoit
  • église Notre Dame de Trémolat.
  • église Saint Pierre de Touques
  • église Saint André dExideuil
  • église Saint Mathurin de Le Vigen
  • église Saint Amand de Saint-Amand-de-Coly
  • ancienne abbatiale Saints Pierre et Sicaire de Brantôme
  • Église Saint-Gilles de Kumtich Belgique
  • église Saint Martin de Vez
  • église Saint Jean-Baptiste de Chassenon
  • église Saint Oradoux de Lupersat
  • église Saint-Jean-Baptiste de Mazères.
  • église Saint Michel de Le Waast
  • église Saint Blaise de Couloisy
  • église Saint Sauveur de Collonges-la-Rouge
  • église Saint Denis de Lacelle-Condé
  • Église Saint-Hilaire de Bierbeek Belgique
  • église Saint Nicolas de Guarbecque
  • église Notre Dame de Castelviel.
  • ancienne abbatiale de Saint Nicolas de Blasimon.
  • église Notre Dame de Benon.
  • église Saints Gervais et Protais de Langogne.
  • église Notre Dame de Jobourg
                                     

2.5. Une typologie des chevets Le chevet triangulaire

Le chevet triangulaire, rare, est représenté par celui de la chapelle Saint-Quenin de Vaison-la-Romaine. Cest un chevet à pans coupés, caractéristique du roman provençal, qui connaît, ici, une variante. Au lieu de décrire un pentagone, le chevet forme un triangle dont les angles sont soulignés par des demi-colonnes cannelées. À lintérieur, on constate que la forme triangulaire cache, en réalité, trois petites absides masquées par les murs extérieurs.

                                     

2.6. Une typologie des chevets Le chevet polygonal ou chevet à pans

Ce chevet sans absidioles ni déambulatoire se réduit à une simple abside de forme polygonale généralement pentagonale.

Dans certains cas, les angles de labside sont marqués par des pilastres simples comme à Saint-Restitut et Villeneuve-lès-Béziers, par des pilastres cannelés comme à léglise Notre-Dame-du-Lac du Thor, par des colonnes engagées ou par des contreforts portant des colonnes engagées, comme à Saint-Jacques de Béziers.

Exemples:

  • église Saint Michel de Castelneau-Pégayrols abside et absidioles en hémicycle à lintérieur, mais à pans à lextérieur.
  • église de lAssomption de Liaucous.
  • église Saint Sulpice de Dournazac
  • Église Saint-Jacques de Béziers
  • Église Sainte-Marie-et-Saint-Pons de Saint-Pons-de-Mauchiens
  • église Saint Pierre de Lanuéjols modillons à la corniche du chevet.
  • église Saint Cyrise de Montjaux arcs de décharge.
  • Église Sainte-Marie de Frangouille
  • Chapelle Sainte-Agnès de Saint-Paulet-de-Caisson
  • église Saint Etienne de Lubersac contreforts-colonnes sous arcatures, chapiteaux historiés
  • Église de lInvention-de-Saint-Étienne de Villeneuve-lès-Béziers
  • Chapelle du Try-au-Chêne Belgique
  • église saint Etienne de Dol-et-Valquières.
  • Chapelle Saint-Julien de Boulbon
  • Église Notre Dame-et-Saint-Christophe de Saint-Christol
  • Chapelle Saint-Gabriel de Tarascon
  • église Saint Hilarian-de-Perse de Espalion.
  • église sainte Marguerite de Laroque-Sainte-Marguerite.
  • Église Sainte-Marie de Thouzon
  • église Notre Dame du Rosaire de Le Recoux.
  • église Saint André de Meymac
  • ancienne abbatiale Saint Pierre de Moissac.
  • église Saint Pierre de Mostuéjouls arc de décharge, boulins alignés sous corniche.
  • église Saint Trojan de Rétaud Grands arcs de décharge ornés entre les contreforts-colonnes limitant les pans;petites arcatures sous le toit. Corniche à modillons et métopes
  • église Saint Jean-Baptiste de Camboulas-Pujols.
  • église Saint Remy de Seniergues percement des fenêtres dans lépaisseur des contreforts de labside - très original
  • église Notre Dame de Rioux
  • église Saint Gervais et Protais de Civaux
  • église Saint Cyr et Sainte Julitte de Campagnac-Canac.
  • église Saint Martin de Nouvion-le-Vineux
  • église Sainte Radegonde de Talmont contreforts-colonnes et arcatures ornées
  • église Saint Martin de Plaisance arcs de décharge,modillons
  • ancienne abbatiale Saint Jean-Baptiste de Sorde-LAbbaye.
  • église Saint Blaise de lHopital-Saint-Blaise.
  • abbatiale Notre-Dame de Montmajour
  • chapelle Saint Vincent de Eus.
  • Église Notre-Dame-du-Lac du Thor
  • ancienne cathédrale Notre Dame de Saint-Bertrand-de-Comminges cinq pans et contreforts.
  • Cathédrale Notre-Dame de Saint-Paul-Trois-Châteaux
  • église Saint Aignan de Ladignac-le-Long
  • Église de Saint-Restitut
  • église Saint Jean de Saint-Jean-de-Côle les trois absides rayonnantes totalisent 75 modillons sculptés, tous différents ainsi que des chapiteaux historiés aux colonnes dangles
  • église Sainte Croix de Le Rozier Sept arcatures dont cinq à baies.
  • église Saint Martial de Saint-Fortunade
  • Église de Saint-Trinit
  • église Notre Dame de lAssomption de Saint-Chely-du-Tarn.
  • église Saints just et Pastor de Valcabrère.


                                     

2.7. Une typologie des chevets Le chevet fortifié

Un certain nombre déglises, en particulier dans le Midi en Provence et en Languedoc, ont été fortifiées à différentes époques et pour diverses raisons, comme les raids menés aux XI e et XII e siècles par les Sarrasins à partir de la côte des Barbaresques, la Guerre de Cent Ans qui a marqué les XIV e et XV e siècles ou les guerres de religion qui ont dévasté le Midi au XVI e siècle.

Exemples:

  • Église Notre-Dame-des-Pins dEspondeilhan abside polygonale et absidioles semi-circulaires, fortifiée au XIV e siècle
  • Église de Saint-Bonnet-du-Gard fortifiée aux XII e et XIV e siècles
  • Église Saint-Laurent de Saint-Laurent-des-Arbres surélevé au XIV e siècle dans un but défensif
  • Chapelle Saint-Hippolyte de Loupian les fortifications qui en couronnent le chevet furent ajoutées au XIV e siècle
  • Église Sainte-Marie de Thouzon fortifiée au XVI e siècle
                                     

2.8. Une typologie des chevets Le chevet auvergnat

Les chevets romans auvergnats sont de forme pyramidale. Le regard sélève, comme lâme, de degré en degré pour atteindre le ciel. Cest un symbole de la Trinité. Mais, cest aussi, plus prosaïquement un système architectural permettant léquilibre des masses.

Le chevet des églises majeures dAuvergne sont caractérisés par un étagement de volumes de hauteur croissante:

  • le "massif barlong"
  • les bras du transept
  • le déambulatoire
  • une chapelle axiale rectangulaire uniquement à Issoire
  • le clocher octogonal
  • deux absidioles adossées aux bras du transept
  • la flèche
  • trois ou quatre chapelles rayonnantes sauf à Saint-Saturnin
  • le choeur

Le chevet de la basilique Notre-Dame dOrcival est le parfait accomplissement de cette élévation pyramidale des volumes. Sa crypte émerge du sol et forme un socle de pierre. Sur ce socle, sélèvent les quatre chapelles du déambulatoire ainsi que les deux absidioles du transept. Leur toiture se trouve presque au même niveau que celle du déambulatoire, dominée au centre par létage du choeur. Le sommet du choeur atteint le toit du transept dont les bras allongés semblent se greffer sur le massif barlong, typique de lAuvergne, qui forme la transition avec loctogone de la tour de croisée. Le clocher domine, enfin, lensemble de son toit pyramidal.

Exemples:

  • Église Notre-Dame de Saint-Saturnin
  • Église de Saint-Nectaire
  • Église Saint-Austremoine dIssoire
  • Église Saint-Julien de Chauriat et Collégiale Saint-Victor et Sainte-Couronne dEnnezat chevets auvergnats incomplets
  • Basilique Notre-Dame dOrcival
                                     

2.9. Une typologie des chevets Le chevet à abside et absidioles orientées

Cest une des caractéristiques des églises du XI e siècle méditerranéen. En effet, les églises du premier art roman méditerranéen, notamment dans le Roussillon, ont un plan simple: absence de transept, nef à trois vaisseaux et trois absides orientées vers lEst. Toutefois, il est possible dadmirer des chevets à abside et absidioles orientées dans toute la France.

Ici aussi, labside centrale et éventuellement ses absidioles peut être rythmée par des pilastres ou par des colonnes engagées comme à Azille.

Exemples:

  • ancienne abbatiale Saint Martin de Plaimpied-Givaudins
  • église Saint-Martin de Volonne
  • ancienne abbatiale Saint Pierre de Preuilly-sur-Claise
  • église Saint Pierre de Melle
  • église Notre Dame de Saint Junien de Lusignan
  • Chapelle Saint-Cosme et Saint-Damien de Gigondas
  • église Saint Sylvain de Ahun abside à cinq fenêtres ornées de colonnettes et de boudins, contreforts-colonnes et étage de 11 arcatures sous modillons
  • église Saint André de Sauveterre-de-Béarn.
  • église Saint Sulpice de Oyré
  • église Notre Dame de Chauvigny
  • basilique Notre Dame de la Fin des Terres de Soulac-sur-Mer.
  • abbatiale Saint Martin de Canigou de Casteil.
  • église Saint Denis de Montmoreau-Saint-Cybard
  • église Notre Dame dUrcel
  • église Saint Pierre de Balesme
  • église Saint Leon de Saint-Léon-sur-Vezère abside et absidioles communicantes
  • ancienne collégiale Saint Nicolas de Nogaro.
  • église Saint Martin de Blond
  • église Saint Pierre de Parthenay-le-Vieux
  • Chapelle Saint-Donat de Montfort
  • église Notre-Dame-de-lAssomption de Vouvant
  • Ermitage Notre-Dame-du-Saint-Sépulcre Cavillargues
  • ancienne abbatiale Saints Sauveur et Guillaume de Saint-Guilhem-le-désert galerie darcatures-niches sur bandeau de dents dengrenage et fenêtres ornées. Moyen appareil légèrement ocré,à joints fins.
  • Chapelle Notre-Dame de Mayran Saint-Victor-la-Coste
  • ancienne abbatiale de Notre Dame de la Nativité de Cadouin
  • église Saint Laurent de Blars
  • église Notre Dame de Germigny-lExempt
  • église Saint Germain de Blet
  • église Saint Genés dAyrac
  • ancien prieuré de Villesalem
  • église Saint-Pantaléon Vaucluse
  • ancienne abbatiale Saint Pierre de Cellefrouin
  • ancienne cathédrale Sainte Eulalie de Elne.
  • Chapelle Saint-Étienne-de-Vaissière dAzille
  • église Saint Etienne de Nerbis.
  • ancienne abbatiale Saint Vincent de Nieul-sur-Autise
  • ancienne abbatiale Notre Dame dArthous.
  • église saint Ours de Loches
                                     

2.10. Une typologie des chevets Le chevet à abside et absidioles orientées et échelonnées

Léglise Saint Sever de Saint-Sever dans les Landes, possède avec léglise de Chateaumeillant lun des plus beaux chevets en échelon de lart roman. Il ne comporte pas moins de sept chapelles qui sétagent à partir du transept. En outre, léglise Saint Sever est le seul exemple en France de ce type de chevet qui soit suffisamment dégagé pour en permettre une étude détaillée, le chevet de Chateaumeillant étant totalement masqué par des constructions ultérieures.

Le plan à chapelles échelonnées le long du choeur et du transept permet lorientation de lensemble des espaces sacrées vers lEst, vers la Lumière du soleil levant, vers Jérusalem. Ce plan qui permet de réunir en un même édifice, des lieux de culte autrefois dispersés: martyria, baptistères, etc. Toutefois, ce plan réserve peu de place à la circulation des fidèles. De ce fait très rapidement, ce plan fut remplacé par celui à déambulatoire et chapelles rayonnantes.

                                     

2.11. Une typologie des chevets Le chevet avec déambulatoire et chapelles rayonnantes

Lancienne priorale Notre Dame de Paray-le-Monial basilique du Sacré-Coeur depuis le XIX e siècle est larchétype des églises romanes de pèlerinage qui adopteront ce type de chevet. Celui-ci est particulièrement bien dégagé. Dans la zone inférieure sont disposées les chapelles rayonnantes qui sont au nombre de trois. Létage suivant est formé par le déambulatoire qui possède son propre alignement de fenêtres. Il est surmonté par les fenêtres hautes du sanctuaire. Le quatrième niveau est constitué par la travée du choeur dont la hauteur supérieure apparaît nettement. Lensemble du chevet est enfin couronné par la tour de croisée octogonale à deux étages.

Ce type de chevet trouve son origine dans les cryptes annulaires du début du Moyen Âge comme à Saint-Michel-de-Cuxa. Cette configuration obéissait à des contraintes dordre pratique: répondre au flux des pèlerins. Mais, il apparaît aussi comme la reproduction en pierre de la hiérarchie sacrée telle quelle était perçue au Moyen Âge. Dans la zone inférieure se trouvaient les laïcs; dans le sanctuaire, plus élevé, les ecclésiastiques; la tour de croisée, qui marque le sommet de la pyramide, symbolisait le divin.

Exemple:

  • église Saint Pierre dUzerche quatre chapelles rayonnantes.
  • basilique Saint Sernin de Toulouse.
  • ancienne abbatiale Saints Jouin et Jean de Saint-Jouin-de-Marnes
  • ancienne abbatiale de SaintPierre dAirvault
  • église Notre-Dame dAvenierès-Laval
  • collégiale Saint Pierre de Le Dorat
  • collégiale Saint Léonard de Saint-Léonard-de-Noblat 7 chapelles rayonnantes
  • ancienne abbatiale Saint Pierre de Beaulieu-sur-Dordogne
  • ancienne abbatiale Notre Dame de Guître.
  • église Saint Hilaire de Melle
  • ancienne collégiale SaintEucise de Selles-sur-loire
  • ancienne abbatiale Saint Pierre de Vertheuil-en-Médoc.
  • ancienne collégiale Saint Aignan de Saint-Aignan-sur-Cher
  • église Saint Cyr et Sainte Juliette de Sainte-Eulalie-dOlt.
  • basilique Saint Benoit de Saint-Benoit-sur-Loire
  • église Notre-Dame de Cunault
  • église de Saints Pierre et Pardoux de Arnac-Pompadour
  • église Saint-Georges de Faye-la-Vineuse
  • abbatiale de Notre-Dame de Fontgombault
  • ancienne collégiale Saint Pierre de Chauvigny
  • église Saint Valérie de Chambon-sur-Voueize
  • ancienne abbatiale de la Trinité à Vendôme
  • église Saint-Etienne de Dun-sur-Avron
  • ancienne abbatiale Sainte Foy de Conques.
  • ancienne abbatiale Saints Savin et Cyprien de Saint-Savin-sur-Gartempe.
  • église Saint Hilaire le Grand de Poitiers
  • ancienne abbatiale Sainte Marie de Oloron-Sainte-Marie cinq chapelles rayonnantes.
  • cathédrale Saint Pierre dAngoulême
  • ancienne abbatiale Saint Barthélémy de Bénévent-LAbbaye chapelles rayonnantes à pans
                                     

2.12. Une typologie des chevets Le chevet tréflé ou trilobé

Cest un chevet formé de trois absides de même taille.

Exemples:

  • église Saint Sauveur de Saint-Macaire.
  • église Sainte-Marie dAubiac.
  • Église Saint-Martin dUr chevet marqué de bandes lombardes aux arcatures creusées de petites niches cintrées.
  • ancienne église priorale Saint Martin de Saint-Martin-de-Londres.
  • église Saint Pierre ès liens de Tourtoirac la chapelle axiale a disparu.
  • chapelle Saint Saturnin de Saint-Wandrille
                                     

2.13. Une typologie des chevets Le chevet-tours

Les tours jumelées de part et dautre du chevet traduisent une survivance de larchitecture carolingienne. Cette tradition se maintient principalement dans les régions Nord et Est de la France, sous linfluence de lempire germanique ottonien.

Exemple:

  • église de Murbach
                                     

2.14. Une typologie des chevets Le chevet à chapelles rayonnantes

Les architectes recherchent à faire rentrer la lumière, symbole de Dieu, dans le bâtiment religieux et plus particulièrement dans le choeur. Les baies des chapelles rayonnantes occupent la totalité de lespace entre les contreforts. Chaque niveau est ajouré. Les arcs- boutants ne font plus obstacle à la pénétration de la lumière.

Plus, on senfonce dans lépoque du gothique, plus les chevets sont allégés et aériens.

Exemples:

  • cathédrale de Reims.
  • cathédrale de Noyon:des contreforts-colonnes renforcent les murs des chapelles rayonnantes dont les fenêtres ont encore un tracé archaïque. Au-dessus des tribunes, le XVIII e siècle a monté dépais massifs de maçonnerie, surmontés de pots à feu, pour contrebuter les voûtes de labside.
  • cathédrale Saint Pierre de Beauvais
  • cathédrale de Bayonne avec son chevet construit vers 1250, les statues ornant la balustrade ont été refaites à lépoque moderne.
                                     

2.15. Une typologie des chevets Le chevet à double déambulatoire et chapelles rayonnantes

Le double déambulatoire est propre à léglise gothique. Les deux couloirs de circulation senroulent autour du choeur. Ils sont divisés par des colonnes qui ne font pas obstacle à la luminosité provenant des chapelles rayonnantes.

Exemples:

  • cathédrale de Chartres.
  • Cathédrale Saint-Étienne de Bourges: le chevet date davant 1209-1214. Au-dessus de la crypte se développe le second déambulatoire interrompu par les chapelles rayonnantes du choeur coiffées de hautes pyramides de pierre. Au-dessus encore, le premier déambulatoire épaulant le vaisseau central. Les clochetons réunis par une arcature ajourée qui terminent les arcs-boutants et la balustrade à pinacles couronnant le vaisseau central datent du XIX e siècle.
  • Cathédrale Notre-Dame de Coutances: le chevet a été construit avant 1274. Lélévation est la suivante: second déambulatoire et les chapelles rayonnantes, puis les fenêtres du premier déambulatoire beaucoup plus élevé, enfin les fenêtres hautes. La tour-lanterne couvre la croisée du transept et sélève à 57.45 m.
  • Basilique Saint-Denis: les chapelles rayonnantes sintègrent au deuxième couloir du déambulatoire. De ce fait, le chevet prend à lextérieur une forme globalement semi-circulaire.Il fond en une seule ligne les volumes intérieurs que lépoque romane aimait, au contraire,souligner.
                                     

2.16. Une typologie des chevets Le chevet à chapelles rayonnantes avec une chapelle axiale marquée

Les chapelles rayonnantes sont disposées de façon continue et souvrent sur une travée du déambulatoire.Plus profonde, la chapelle située dans laxe de la nef-la chapelle axiale-est généralement consacrée à la Vierge Marie.

Exemples:

  • cathédrale dAmiens.
  • cathédrale de Senlis.
  • cathédrale de Bordeaux.
                                     

2.17. Une typologie des chevets Le chevet à chapelles diagonales

Exceptionnelle à lépoque romane, la disposition des absidioles en biais par rapport au choeur devient plus courant à lépoque du gothique. Cest un compromis entre les chevets à chapelles rayonnantes et les chevets à chapelles échelonnées.

Exemples:

  • cathédrale de Bordeaux.
                                     

2.18. Une typologie des chevets Le chevet avec déambulatoire et sans chapelles rayonnantes

Cest le chevet aux volumes les plus purs. Labside et le déambulatoire forment deux niveaux parfaitement semi-circulaires, soutenus et rythmés par des arcs-boutants.

Exemples:

  • cathédrale de Limoges.
  • cathédrale de Reims.
  • église Saint Pierre et Saint Paul de Gonesse
  • cathédrale de Beauvais.
  • cathédrale de Noyon.
                                     

2.19. Une typologie des chevets Le chevet plat

Les chevets plats sont surtout lapanage des petites églises de campagne. On les trouve principalement dans le Nord de la France. Ils sont rarissimes pour les cathédrales et autres édifices majeurs. À noter que les cathédrales à chevet plat sont beaucoup plus fréquentes en Angleterre.

Exemples de cathédrales à chevet plat:

  • cathédrale Notre-Dame de Laon
  • cathédrale Notre-Dame-de-lAnnonciation de Moulins
  • cathédrale Saint-Pierre de Poitiers

Exemples déglises:

  • église de Saintes Maure et Brigide de Nogent-sur-Oise
  • église Saint Jacques de Pouzauges
  • église Saint Denis de Chaussoy-Epargny
  • église Notre Dame de Champdeniers-Saint-Denis
  • église Saint Etienne de Macqueville
  • église Saint Martin de Gensac-La-Pallue
  • ancienne priorale Sainte Honorine de Le Havre-Graville
                                     

2.20. Une typologie des chevets Le chevet avec abside en hémicycle

  • cathédrale dAngers.
  • cathédrale Saint Jean de Lyon.
                                     

2.21. Une typologie des chevets Le chevet fortifié

La physionomie traditionnelle de léglise gothique, avec le déploiement des arcs-boutants, est née en Ile de France. Elle simpose très tardivement et avec parcimonie dans le sud de la France.

Lopposition des grands féodaux au pouvoir royal, les guerres intestines, la lutte entre Français et Anglais ainsi que lhérésie cathare ont maintenu un climat dinsécurité constante. Léglise, souvent seul refuge des populations, se transforme en un bâtiment fortifié.

Avec la Guerre de Cent Ans, la fortification des églises se constatera dans dautres régions de France comme la Saintonge. Les guerres des XVI e et XVII e siècles dans le nord de la France seront aussi à lorigine de la transformation des églises de Thiérache en forteresses.

Exemples:

  • église romane de Saint-Martin de Besse, fortifiée au XV e siècle
  • église de Saintes-Maries-de-la-Mer
  • cathédrale de Narbonne: son chevet a été construit entre 1272 et 1319.Les proportions sont très amples. Il se caractérise par des dalles couvrant le déambulatoire et les chapelles rayonnantes et formant ainsi une terrasse autour du vaisseau principal. Un chemin de ronde, ouvrage de défense, muni de créneaux et de merlons, entoure labside.Il relie les contreforts les uns aux autres et les couronne.
  • église Saint Adrien de lIsle-en-Dodon
  • cathédrale dAlbi:son chevet comporte, fait exceptionnel, deux étages de fenêtres. Murs et contreforts émergent dun épais talus caractéristique de larchitecture militaire de lépoque de sa construction.
  • église Saint Amand de Saint-Amand-de-Coly,fortifiée dès le XII e siècle
  • église dorigine templière Saint Martial de Rudelle
                                     

3.1. Le chevet dans larchitecture monastique Chevet bernardin

Il doit son nom au fait quil reflète la disposition du chevet de Clairvaux, bâti du vivant de saint Bernard. Il se caractérise par un choeur plat, dépassant à peine les chevets du transept. Chapelles alignées et chevet plat sont dailleurs considérés comme la "marque de fabrique" des églises cisterciennes, bien quelles naient pas toutes adopté ce plan. Exemples: Fontenay en Côte-dOr, Noirlac dans le Cher, Silvacane dans les Bouches-du-Rhône.

La courbe est en effet rejetée car elle est considérée comme une gêne à la concentration de la prière. Cest le règne de la ligne: le déambulatoire est tracé à léquerre où sintégrent des chapelles rectangulaires. Les absides et les absidioles sont intégrées dans la maçonnerie du mur extérieur. Le chevet nest donc plus que lignes horizontales ou verticales.

                                     

3.2. Le chevet dans larchitecture monastique Chevet bénédictin

Il est ainsi appelé parce quil apparaît à Cluny II et se confirme à Cluny III. Il est caractérisé par une abside semi-circulaire, le plus souvent sans déambulatoire ni chapelles rayonnantes, flanquée de deux ou trois absidioles formant des volumes disposés en "échelons", décroissant au fur et à mesure que lon séloigne du choeur. Lensemble forme une pyramide, au sommet de laquelle culmine le clocher. Exemples: Saint-Philibert de Tournus et Paray-le-Monial en Saône-et-Loire, Saint-Benoît-sur-Loire dans le Loiret, Fontevraud en Maine-et-Loire, Fontgombault dans lIndre.

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chevet, architecture religieuse. chevet,

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